Depuis 2015
Une mercerie devenue salon
Onze ans rue de l’Exemple, sans jamais avoir changé d’enseigne ni de façon de travailler.
La devanture d’origine, simplement repeinte
L’origine
Camille cherchait un local. Elle a trouvé un comptoir en chêne.
Le local était une mercerie tenue par la même famille depuis 1948. Quand elle a fermé, le local est resté vide huit mois — trop étroit, trop de contraintes, disaient les agents.
Camille a visité un mardi de novembre. Le comptoir en chêne était encore là, les tiroirs à boutons aussi. Elle a signé la semaine suivante en gardant tout : le comptoir sert aujourd’hui d’accueil, les tiroirs rangent les pinceaux à couleur.
Le salon a ouvert le 3 mars 2015 avec deux fauteuils et une seule coiffeuse. Il y en a cinq aujourd’hui, dans le même local, sans agrandissement.
Repères
Onze ans, quatre virages.
2015
Ouverture, deux fauteuils
Camille ouvre seule, sur rendez-vous uniquement — un choix jugé suicidaire à l’époque dans un quartier de passage.
2018
L’atelier couleur
L’arrière-boutique, jusque-là réserve, est ouverte sur cour et devient l’atelier couleur. Théo rejoint l’équipe la même année.
2021
Le passage au végétal
Inès arrive avec sa gamme de couleurs 100 % plantes. Nous abandonnons trois marques de coloration au profit de deux, mieux maîtrisées.
2024
Le lundi de formation
Le salon ferme un lundi par mois pour la formation interne, payée. Sacha et Margaux complètent l’équipe.
Ce à quoi nous tenons
Quatre règles qui n’ont jamais bougé.
Elles nous coûtent des clients certains jours. Elles en ramènent d’autres, plus longtemps.
Deux clients par créneau, maximum
Personne n’attend une heure sous une couleur pendant qu’on s’occupe de quelqu’un d’autre. C’est notre principal poste de coût.
Aucune commission sur les produits
Nos coiffeurs sont payés au fixe. Si on vous conseille un soin, c’est qu’il vous sert — pas qu’il rapporte.
Le droit de dire non
Une décoloration trop risquée, une coupe qui ne tiendra pas sur votre nature de cheveu : nous vous le disons, quitte à perdre la vente.
Le même prix pour tous
Pas de tarif « femme » et « homme » sur une prestation identique. La grille dépend du geste et du temps, pas de qui s’assoit.
L’ambiance
On y entend la rue, pas quinze sèche-cheveux.
Le salon compte cinq postes dans quarante-cinq mètres carrés. Nous aurions pu en installer huit. Le calme fait partie de la prestation : c’est souvent la première chose que les gens mentionnent en repartant.
Musique choisie chaque matin par celui ou celle qui ouvre, jamais au-dessus d’un niveau de conversation. Café de la brûlerie du quartier. Et le comptoir de la mercerie, toujours à sa place.
Réservation
Le mieux reste encore de pousser la porte.
Passez dire bonjour, même sans rendez-vous. On vous fera un café.